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art-poterie

Mardi 26 juillet 2005

On distingue deux catégories essentielles de poteries: la poterie tendre et la poterie dure.

C'est la poterie tendre qui apparaît d'abord, dès l'époque néolithique. Les poteries tendres sont caractérisées par la contexture de leur pâte argilo-sableuse, plus ou moins compacte, mais toujours rayable par l'acier et poreuse; elles ne peuvent pas subir les hautes températures de cuisson, réservées aux poteries dures, et elles demeurent opaques, même en faible épaisseur. Alexandre Brongniart, dans son Traité des arts céramiques , classe les poteries tendres en terres cuites nues (sans glaçures), poteries lustrées (à glaçures minces, silico-alcalines), poteries vernissées (à glaçures plombeuses) et poteries émaillées (à émail stannifère); ces dernières constituent la catégorie particulière que les historiens désignent sous le nom de faïence. Le stade initial de la poterie tendre est celui de la terre nue séchée au soleil, puis cuite. Très tôt, vraisemblablement plusieurs millénaires avant notre ère, les recherches se sont orientées vers la découverte d'enduits destinés à assurer l'étanchéité des récipients et aussi à les orner, afin de passer de l'objet strictement utilitaire à l'objet décoratif. La classification des produits céramiques due à Brongniart est fondée sur un critère simple, la dureté. Elle place dans une même catégorie, celle des poteries à pâte dure, opaque, non rayable par l'acier et infusible, des produits de nature et de texture différentes: les faïences fines à pâte blanche et les grès cérames à pâte colorée. Cette classification semble aujourd'hui un peu superficielle eu égard à la grande variété de produits que l'on est amené à y placer et à la meilleure connaissance que l'on a de leur structure. Art monumental, art mineur ? On peut s'interroger devant une maquette de Rodin, un retable de Nicoloso Pisano, ou un simple gobelet anonyme. Rarement se pose la question de savoir quelle est cette matière aussi fragile que le verre, aussi résistante que la pierre ou le fer. Les techniciens se sont interrogés sur les terres et leur composition minéralogique, sur les céramiques, sur la nécessité pratique de les classer. Le classement de P. Munier se fonde sur la nature et la composition des pâtes. D'où la distinction faite entre la poterie siliceuse et la poterie argileuse, qui sont toutes deux des pâtes tendres et poreuses, mais dont le constituant de base a une nature différente. Une poterie siliceuse est un produit céramique à pâte tendre et poreuse, riche en quartz, et qui peut devenir dure et imperméable si sa teneur en silice et sa température de cuisson augmentent (grès, porcelaine tendre). Il semble que l'utilisation des pâtes siliceuses se trouve concentrée au Proche-Orient dans un triangle sommaire que l'on peut tracer de l'Égypte à la Perse en passant par l'Anatolie. 1. Poterie tendre Extrême-Orient La poterie ornée se trouve en Chine dès l'époque néolithique. Dans les régions de Jiangsu et dans la vallée du Huanghe, les fouilles ont livré en abondance des poteries tendres cuites à basse température et peintes de pigments de terre rouge ou noire, des poteries grises ou des poteries noires polies. L'époque Han (206 av.-220 apr. J.-C.), qui connaissait déjà les glaçures plombeuses, a fait de la poterie l'un des modes d'expression les plus riches, notamment par les figurines humaines ou animales destinées au mobilier funéraire. Sous les Tang (618-907), le goût de la polychromie s'affirme avec les perfectionnements techniques des glaçures ou l'emploi de rehauts de peinture sur une couche superficielle de terre blanche, et cela pour animer la statuaire. Cependant, malgré ce premier essor remarquable de la poterie tendre, les Chinois, dès le temps des Song (960-1279), donneront la priorité aux poteries dures. Au Japon, comme en Chine, la poterie tendre appartient aux hautes époques, car dès les Ve et VIe siècles le grès, poterie dure opaque, introduit au Japon par les Coréens, s'impose. Asie antérieure et Proche-Orient On fait remonter jusqu'au VIIe ou VIIIe millénaire avant notre ère l'exécution en Asie Mineure de figurines humaines ou animales embryonnaires, destinées à la pratique de la magie. En Anatolie, vers le Ve millénaire, la poterie prend précocement un caractère artistique; les vases, enduits d'une fine argile crème, sont peints d'ornements géométriques tracés à l'aide du pigment ocre-rouge utilisé pour les fresques. ? la même époque, une poterie peinte apparaît aussi en Mésopotamie (poteries de Samarra) et en Perse. Dans une nécropole de Suse, on a découvert plus de deux mille vases, principalement des gobelets et des pots aux parois de terre jaunâtre, minces et lisses, présentant un décor d'une grande variété, peint en brun foncé ou violacé, selon des compositions géométriques rigoureusement ordonnées autour d'une faune et d'une flore schématisées. Les potiers d'Égypte, qui, dès l'époque préhistorique, savaient modeler des vases ovoïdes aux formes d'une pureté parfaite, ont, au cours de l'Ancien Empire, créé une poterie siliceuse apte à exalter les couleurs. Depuis le VIIe siècle, dans tout le Proche-Orient, les artisans islamiques , malgré leur préférence pour la poterie siliceuse et la faïence, ont pratiqué parallèlement au décor peint et avec une grande maîtrise les divers procédés du décor incisé sur engobe, allant du simple trait gravé au découpage en champlevé, sous un enduit plombifère transparent qui peut être rehaussé de touches de couleurs. Les potiers byzantins (à Constantinople, à Chypre...) vers les Xe-XIIe siècles, comme les potiers de l'Iran et de l'Asie centrale (Nishapur et Samarkand) du IXe au XIe siècle, ceux de la région de Garrus, au sud de la Caspienne (Amol, Ze

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Jeudi 28 juillet 2005


L’art de la poterie et de la céramique est millénaire en Tunisie qui connaît deux types de poterie : une poterie tournée par les hommes et une autre modelée par les femmes : cette dernière se rencontre uniquement en milieu rural ; elle est essentiellement utilitaire. Le modelage, la cuisson et le décor de ces poteries sont demeurés primitifs. Les lignes, les points, les traits ciliés, les dents de scie, les croix, les losanges sont autant de motifs qui rappellent tatouages et tissus de laine ruraux.

Quand à la poterie tournée, il semble que ce sont les potiers de Djerba qui ont été les premiers à utiliser le tour depuis les temps les plus reculés.

Ils tiennent leur perfectionnement de cet art de l’ancienne Egypte, de la Phénicie, de la Grèce et de Rome. Ce sont aussi les potiers de Guellala (Djerba) qui sont à l’origine de la création d’autres centres potiers dans le littoral tunisien. Tunis, Nabeul, Moknine leur doivent d’y avoir fait naître une production de même facture que celle de Djerba.

Mais si la poterie poreuse « chaouat » s’identifie à Guellala, celle émaillée, jaune, vert ou brune, est synonyme de Nabeul. Les potiers de cette ville doivent leur renommée à cette technique.

L’utilisation des glaçures et des oxydes métalliques est venue de Baghdad à l’époque aghlabide (IX ème siècle).

La céramique Fatimide et Zirîde (IX ème siècle est caractérisée par un art figuratif consacrant la représentation de figures humaines et d’animaux. Cet art s’est répandu dans les pays du Maghreb de même q’en Andalousie et en Sicile.

A partir du XVII ème siècle la céramique tunisienne subit fortement l’influence turque : les céramistes tunisois, installés à Qallaline, produisent une céramique polychrome rappelant celle de la Turquie Ottmane.

Poterie émaillée, Azouz Kharaz

Cuvier à bec, Nabeul

Ensemble en céramique émaillée et décorée


De nos jours, la céramique connaît une véritable renaissance. Le développement du secteu

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Jeudi 28 juillet 2005
Vous voulez préparer le plâtre pour vos tirages ?


CONSEIL
  • Se servir de récipients et d'eau propres.
  • Versez d'abord l'eau dans le récipient puis le plâtre.
  • Le plâtre est jeté en pluie pour éviter la formation de grumeaux.
  • Le plâtre doit être coulé lentement afin d'éviter d'emprisonner des bulles d'air.
  • Le plâtre doit être tenu à l'abri de l'humidité.
  • Différentes techniques de moulage en plâtre sont à considérer :
  • Moule perdu : il ne servent qu'une fois.
  • Moule d'estampage : utilisé pour la céramique.
  • Moule de coulage : moule en plusieurs parties utilisé par les professionnels.
  • 1.Prenez un seau propre et remplissez-le à moitié d'eau.
    2.Ajoutez le plâtre en le tamisant avec la main pour éviter d'éventuels grumeaux.

    Répétez l'opération jusqu'à la formation d'une petite île à la surface.

    Attendez environ 3 minutes avant de remuer le mélange pour que le plâtre absorbe toute l'eau.
    3.Remuer toujours dans le même sens pendant 3 minutes en écrasant les grumeaux restants.
    4.Lorsque le plâtre est crémeux il doit être rapidement utilisé :

    Tapissez le fond du moule d'une première couche passée au pinceau (cette opération assure la qualité du tirage en évitant les ulles d'air) puis couler le long des parois du moule.
    Astuces :
    - Talc+ polissage du plâtre, donne un aspect de douceur
    - On peut colorer - le plâtre : gouache, colorants en poudre, pigments ...
    - L'eau chaude accélère la prise du plâtre, l'eau froide la ralenti.
    - La filasse améliore la résistance mécanique du plâtre.
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    Vendredi 29 juillet 2005
    La préparation de la pâte d'argile

    La préparation de la pâte d'argile destinée au façonnage des poteries constitue une étape importante puisqu'il s'agit de lui conférer des caractères qualitatifs à même de réduire le taux d'échec lors du séchage et de la cuisson des poteries. Les qualités physico-chimiques des argiles ont conduit les potières à adopter différentes techniques de traitement de la pâte argileuse. Dans certaines régions, on mélange deux ou plusieurs types d'argile tandis qu'ailleurs, la pâte est préparée à partir d'un seul type d'argile.
    Certaines potières, après l'extraction de l'argile, la font sécher pour réduire le taux d'humidité. L'argile séchée est ensuite pilée et tamisée, soit avec des tamis faits de fibres végétales, soit avec des tamis métalliques. L'argile ainsi débarrassée des impuretés (sable, gaillettes de mica, petits galets de quartz, fragments de calcaire, débris végétaux) est mouillée pendant toute une journée et/ou une nuit, avant d'être pétrie.

    Parfois, l'argile issue des carrières est directement mouillée pour la préparer au pétrissage. Le choix des techniques de traitement de l'argile dépend donc de ses constituants physico-chimiques issus du milieu de sédimentation.
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    Vendredi 29 juillet 2005
    La décoration

    Le décor en relief est très répandu dans la céramique ethnographique du Burkina Faso. La très grande variété des décors témoigne de l'ingéniosité des potières dans la combinaison des motifs. Au delà de l'aspect esthétique, le décor constitue une marque d'atelier. Des signes distinctifs permettent ainsi aux potières de reconnaître leur production au sein d'un ensemble de poteries lors de la cuisson collective. Le décor devient une marque de propriété, une sorte de label. Il s'effectue en général lorsque la surface externe est encore humide. On rencontre quelques rares décors internes à l'intérieur de la lèvre de la poterie.
    Les instruments de décoration varient selon le motif recherché. L'usage de la paille tressée ou du fil de coton tressé, du bracelet torsadé en laiton est commun à beaucoup de potières. L'épis de maïs égrené ou un morceau de bois gravé permet d'obtenir d'autres motifs décoratifs. Le ressort métallique de cycles est de plus en plus employé dans la céramique contemporaine.
    Parmi toutes les variétés des décors, la technique de l'impression effectuée au peigne fileté ou à la roulette est la plus répandue et la plus ancienne. Le décor incisé ou en chevrons, présent sur la céramique archéologique perdure dans la céramique ethnographique. La moulure et le décor piqueté apparaissent comme des innovations.
    Par nadia
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